Une nouvelle maison d'édition de BD c'est un évènement, d'autant plus lorsque l'on connaît le parcours de l'éditeur, un vrai professionnel et passionné de la BD qui a donné sa vie au 9ème art !
Daniel Maghen dormait à une époque dans la cave de sa galerie faute de moyens, les clients étaient peu nombreux, il n'existait pas encore de marché officiel des originaux de bd, il les démarchait dans toute l'europe, porte à porte, ses originaux sous les bras. C'est un peu cosette le Daniel, j'en fais un peu trop vous allez vous dire... mais aujourd'hui avec sa galerie sur les Quais de seine certains se disent que tout a été facile et que c'est un nabab de la bd, bien au contraire...
Et sa fidélité envers de nombreux auteurs qu'il a réussi a faire revenir au devant de la scène prouve bien comment cet amoureux d'art et du neuvième art est un bonhomme à part dans le métier et sa venue dans l'édition de la bd est un évènement.

Douze sorties sont prévues dont les deux premières au mois de juin, deux styles différents, deux univers opposés, "Ewen" scénarisé par Tiburce Oger et dessiné par l'incroyable Arinouchkine, et "Les nuits écorchées" de Régis Penet.
Régis, un grand gaillard timide, réservé, signe le scénario et le dessin, l'album, trés sombre nous emporte dans un futur proche, l'album vous plonge dans un univers trés sombre ou la dualité est une maîtresse imprévisible.

Le pitch: "Une monstrueuse créature ensanglante de ses crimes une gigantesque agglomération portuaire. Parmi les victimes, Kim, la fille du tout-puissant Lothar Wong, scientifique de premier plan et trafiquant d’organes. Mia Velickovic est chargée de l’enquête. Prise dans un règlement de compte entre bio-trafiquants, la jeune inspectrice trouve refuge dans sa vie nocturne et l’étrange couple qu’elle y rencontre. Soupçonne-t-elle que ce couple pourrait être au coeur de l’énigme ?"



Tous les ingrédients du thriller moderne sont là, sexe, pouvoir, argent, le tout mixer par de nombreuses manipulations. Régis
 Penet aborde les thèmes essentielles de nos sociétés actuelles, paternité, bioéthique et manipulations génétiques.

Les personnages, l'histoire tourne autour d'un point névralgique, le corps humain, dans son aspect esthétique, médical, sportif, sensuel et érotique.
C’est un récit de dualité comme je vous le disais entre les limites imposées par la vie réelle et le nouveau pouvoir des hommes, acquis grâce aux avancées technologiques. Progénitures est une réussite graphique, 
 Régis Penet nous offre un style contemporain, le graphisme est urbain, la ville est mise en avant, on la trouve sensuelle, pseudo moderne, actrice à part entière de l'histoire. Le récit se passe trés souvent la nuit, dans la pénombre, dans la lumière froide, l'encrage des planches, les couleurs nous prennent et ne nous lachent plus, vivement le deuxième album mais vous pouvez dors et déjà profiter du premier !

Bon vent à cette nouvelle maison d'édition, les projets en cours sont enthousiasmants, les styles sont différents et s'anoncent trés pormetteurs, bientôt le fantasmagorique Eberoni pour "deux vies" et Malnati pour "Apocalypse", deux futurs grands classiques de la bd.
 Je vous parlerai plus tard d'Ewen et de son graphisme époustouflant signé Arinouchkine, en attendant juin et la sortie de ses deux premiers albums, vous retrouverez une spéciale daniel Maghen autour des premières sorties bd début juin !


Que le 9ème art soit avec vous !

 







 

Dimanche 18 mai 2008
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