Voilà quelques idées de bouquins qui m'ont beaucoup plu, après Casterman je continue aujourd'hui avec les éditions Glénat (vents d'ouest et Drugstore compris). Le 23
janvier vous découvrirez le trés beau portrait de Jean Dufaux chez lui en Belgique avec quatre de ses dessinateurs. Jean Dufaux est réédité chez Glénat, premier intégrale: "Les révoltés".
Pitch:
États-Unis, dans les années 50. Une période faste pour tout écrivain ambitieux souhaitant inscrire son nom au firmament d'Hollywood. Le jeune Waldo Harland est de ceux-là. Élevé dès sa petite
enfance au milieu de classiques du cinéma, il fuit l'orphelinat auquel le condamne la mort de ses parents pour partir à l'aventure, avant d'être recueilli par Blanche Sterling, une jeune héritière
au tempérament très indépendant grâce à laquelle il va rapidement gravir les échelons de la réussite sociale. Sans se douter que quelques années plus tard, devenu scénariste réputé, les sombres
secrets de la famille Sterling s'en reviendront lui exploser à la figure... Mystère, violence, élégance, tout l'univers de Jean Dufaux réuni dans cette intégrale avec en prime le charme
efficace du trait de Marc Malès, qui trouve dans cette réédition très attendue l'occasion de conclure la trilogie des Révoltés avec 16 pages supplémentaires réalisées en couleurs directes.
Vous le
savez j'aime beaucoup la caricature politique, je vous propose ce petit bijou d'hulour noir signé d'un grand maître, Monsieur Reiser. De 1969 à 1981, l'immense Reiser, le père de Gros Dégueulasseet
de Jeanine, a dessiné nombre de couvertures de Charlie Hebdo, d' Hara-Kiri Hebdoet de l' Hebdo Hara-Kiri. Cette édition thématique en propose l'essentiel (150 à 200 couvertures).
Vous découvrirez Agnès Giard dans une émission exceptionnelle sur les femmes et la bd début mars, en attendant faites vous plaisir ( hommes et femmes) en feuilletant
avec délectation ce dictionnaire un peu spécial. À travers environ 300 mots clés et une multitude de reproduction d’oeuvres d’art, cet ouvrage se donne pour objectif de décrypter le comportement
des Japonais, et surtout de définir la pensée japonaise et sa culture érotique… une culture qui dépasse largement le cadre de la sexualité, et témoigne autant du tourbillon créatif du Japon
contemporain que de son enracinement dans une tradition spirituelle millénaire.
Maintenant un excellent polar à l'italienne signé par Trillo et Mandrafina.
On ne s'ennuie jamais aux repas de famille des Centobucchi. D'abord parce que les 5 frères et soeurs qui la composent, Amerigo, Franck, Tony, Catarina et Carmela,
se détestent cordialement. Ensuite parce que le premier est un mafieux cruel, le second un curé torturé, le troisième un flic inflexible, la quatrième une actrice en vogue, et la dernière une
mère de famille tueuse à gages. Alors forcément on n'est pas toujours d'accord sur la valeur d'une vie humaine, ni sur l'importance de l'argent ou la manière de s'en procurer. Petit problème : ce
genre de désaccords, chez les Centobucchi, se règle dans les extrêmes. C'est-à-dire à confesse ou à coups de couteau...
Avec Trillo et Mandrafina, bienvenue dans une grande fresque familiale italo-américaine sur fond de dépression des années 30. Avec au menu grosses magouilles,
petits meurtres ordinaires et mafia de proximité, le tout nappé d'une truculence omniprésente et servi par un dessin noir et blanc d'une classe impeccable. Tout simplement incontournable.
Voilà pour les éditions Glénat, je vous trouve d'autres pépites dans la semaine !
Dimanche 21 décembre 2008
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