Partager l'article ! Baru, un grand prix d'Angoulême totalement enragé.: Auteur et créateur engagé, la plume et le pinceau dominés ...

Auteur et créateur engagé, la plume et le pinceau dominés par une rage de faire vivre ses chroniques sociales et des personnages profondément humains dans leur folie, leurs forces et leurs
faiblesses, Baru est désormais Grand prix du festival d'Angoulême. Baru, né en 1947, s'appelle en réalité Hervé Barulea mais comme beaucoup d'artiste il a rapidement fait le choix de cette
signature qui l'a fait connaître des passionnés de bd. Il fait ses débuts en 1982 en dessinant quelques récits complets dans Pilote. Deux ans plus tard, il remporte
l'Alfred 1985 du meilleur premier album à Angoulême avec un premier tome au titre sympathiquement évocateur: Quéquette Blues, . En 1985, Dargaud
San Antonio lui dirait : "Baru, riez !"publie La piscine de Micheville, suivi des deuxième et troisième
volumes de Quéquette Blues. En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, La communion du mino et Vive la classe. Il réalise alors deux histoires pour l'Echo des
Savanes : Cours camarade et Le chemin de l'Amérique (Alph'art du meilleur album 1991 à Angoulême, coécrit avec Jean-Marc Thévenet, dont la réedition paraîtra mi
septembre 98 chez Casterman), édités en 1988 et 1990 par Albin Michel.

En avril 1995, il publie L'autoroute du soleil chez Kodansha, puis le voit réédité chez Casterman dès septembre. L'album se verra remettre le Prix des libraires
spécialisés et l'Alph'art du meilleur album 1996 au festival d'Angoulême. Suivront chez Casterman en janvier 97, Sur la route encore, et en 98, Bonne année. En 1999, Baru entame
la série Les années Spoutnik, toujours aux éditions Casterman, mais n'oublie pas pour autant de changer d'air, en publiant par la suite l'excellent L'enragé chez
Dupuis, dans la collection Aire Libre considérée comme l'une des plus pointues de la bd.
Baru c'est un style incomparable, tout de suite visible avec son trait fragile et accidenté, le tout renforcé par des couleurs brûlantes avec des dominantes de noirs, de rouges ou de
jaunes, ces personnages sont des coups dans la gueule, des claques visuelles de vérité qui ne peuvent laisser indifférent. Un Grand prix logique pour un auteur enragé !