100 millions d'albums vendus en France chaque année, des héros présents dans chaque famille depuis des générations, des adaptations au cinéma, des expos, des ventes
aux enchères et pourtant la classe politique s'en fout...ou presque. Comment expliquer les sommes pharaoniques distribuées chaque année à des artistes contemporains et copain du copain du copain de
celui qui donne les aides. Comment expliquer que les grandes villes de France, paris en tête, marseille, Lyon, Bordeaux, montpellier, d'est en ouest du nord en sud, des villes incapables
d'organiser un festival de Bd digne de ce nom
avec l'implication des acteurs locaux, avec des aides "culturelles" pour sauver le soldat BD. Le Festival d'Angoulème va peut-être mourir, vive le ...rien, le néant, bientôt nous serons tous
derrière notre ordinateur pour découvrir des auteurs, heureusement il y a chaque semaine de trés beaux festivals dans de petites villes et quelques pépites comme ST-Malo, Lille Comics....mais trés
souvent une organisation qui galère, qui manque cruellement d'aides publiques. Je suis partial dans cette histoire, je rêve d'un grand festival sur le vieux port de Marseille ou sur les rives de
Seine avec la Tour Eiffel en décor majestueux. je suis un doux rêveur mais triste aujourd'hui, tuer Angoulème c'est abattre la forme poétique de la bd, là ou les plus grands auteurs rencontrent
leur public, bien sûr tout n'est pas rose à Angoulème mais c'est un symbole et lrosque le drapeau tombe les armées ne suivent pas forcément. Alors oui il faut sauver Angoulême, sans doute
restructurer ce festival souvent compliqué mais tellement nécessaire à la beauté du 9ème art. Monsieur Mitterand, faites un geste, aidez la bd et la bd vous aidera, aidez la bd comme un art majeur
qui mérite autre chose que le dédain. La bd est aujourd'hui la forme artistique la plus libre, les univers s'y croisent, les talents s'y enbrassent, les chefs d'oeuvres s'y embrasent pour des
millions de lecteurs. Sauvons Angoulême et aidons tous les petits festivals qui font vivre la bd !
Vendredi 30 octobre 2009
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La BD a mis 20ans a être considéré comme autre chose que "un truc cympa avant tout pour les enfants", et maintenant il va falloir attendre 20ans pour qu'on la considère comme un pan important de notre culture française !!
J'ai cru comprendre que certains auteurs étaient peu enthousiastes à l'idée de venir à Angoulême, et préféraient des festivals à échelle humaine : St Malo pour la proximité de la mer, Solliès-ville pour la proximité... du café !
Pour ma part, je n'ai que l'expérience de Solliès-ville, mais quel bonheur ! Une ambiance quasi familiale, la possibilité de discuter avec les auteurs (surtout en fin de festival) et de découvrir leurs oeuvres.
Mais je reconnais que, le plus souvent, ce sont des libraires qui m'ont permis de faire les plus belles découvertes. Des libraires auxquels j'ajoute mon père, mon frère, ma soeur, mes amis, mes correspondants du web - et bien sûr Un Monde De Bulles !
Quoi qu'il en soit, je ne souhaite pas la mort au festival d'Angoulême, ne serait-ce que pour son côté étendard...
Alors là, le coup une fois ! pas deux ! Si la Bande dessinée se résume à de l'économie ! Le prix du moindre petit mètre carré coûte énormement pour un éditeur de petite envergure, et beaucoup se désistent pour venir combler la joie du festival.
Après le hic de ce festival, c'est son prix d'accès qui ne cesse d'augmenter. De plus pour avoir accès à pas grand chose, deux expos et demie, même pas droit de voir la remise des prix,ni encore les quelques spectacles du Concert de Dessin (à moins d'avoir la place réservée parcequ'il faut connaitre le gars qui ... )
Si Angoulême veut se faire "marché de la bande dessinée", ils n'ont qu'à se mettre à la hauteur du Festival du Cinéma de Cannes ! Tapis rouge, et des barrières pour concentrer la foule, et des accès très très limité et faire le prix du stand égale à celui d'un produit de chez Dior et l'Oréal réunit !
Hahaha imaginez bientôt Angoulême sponsorisé par la téléphonie mobile, les cosmétiques, et haute couture pour bien habiller les auteurs ... ! ouaiii ! ça peut arriver !
Même si il n'y a pas de festival de bande dessinée digne de ce nom à Marseille, il y en a un qui couvre très bien le sud, la région PACA : le festival de la bande dessinée de Solliesville, qui a reçu lors de sa 21ième édition : Art Spiegelman, Charles Burns, Chris Ware, Enki Bilal ... et l'accès était GRATUIT !
Je mettrais ça sur le coup de l'émotion.
Encore Pardon
Quentin Deberdt
Pour moi Angoulême était un rêve. Malgrès les défauts, cela me semblait un passage obligé pour les amateurs du 9éme art. Pour découvrir nos dessinateurs et conteurs préférés et découvrir ceux demains.
Aujourd'hui on veut briser la bande dessinée dans l'un de ses berceaux. Il y a forcément quelque chose à faire.
Ce commentaire n'est pas objectif et peut paraître stupide. Mais c'est avec notre passion que l'on peut faire pencher la balance.
Sauvons Annecy et sauvons la bande dessinées.
Quentin Deberdt
Bonjour "Un monde de bulles",
C'est navrant et surtout incompréhensible, j'ai un ami et une connaissance qui sont originaires d'Angoulême, pour eux ce festival a permis à leur ville d'avoir un rayonnement national voire international.
Encore une fois, l'argent est roi et la culture passe à la trappe, on ne raisonne qu'à court terme.
C'est fort dommage et cela confirme le peu d'intérêt que suscite la BD qui souffre encore de son image de simple divertissement.
Néanmoins, gardons espoir et essayons de voir le bon côté des choses la BD commence à s’exposer dans des musées et pas n’importe lesquels (je pense au Louvres). N’est ce pas déjà une avancée ?
Bon week-end.
et la diversité des éditeurs nécessaire les petits mais aussi les gros
on a le droit d'avoir des gouts variés selon les centres d'intéret et l'humeur
(le jury la joue parfois un peu trop élitiste à mon gout)
si la ville d'angouleme veut diminuer ses dépenses et que l'intéret ne lui parait plus évident ou qu'elle n'est plus intéressée, une autre ville reprendra sans doute le festival
et au moins il n'y aurait plus de problème de logement.
Bonsoir,
D’après ce que j’ai pu lire dans les journaux, la ville d’Angoulême ne souhaiterais plus prendre à sa charge les frais logistiques du Festival qui s’élèverait à 400 00 € et proposerait au Editeurs d’éventuellement absorbé cette somme.
Aujourd’hui, cela démontre encore que l’argent est plus important que la mobilisation humaine.
Lorsque l’on annonce ce genre d’information, nous sommes en droit de nous demander si la municipalité pense aux bénévoles ou aux salariés qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour que ce rendez-vous incontournable pour les amateurs de BD puisse avoir lieu. Et si la municipalité pense aux 150 000 à 200 000 personnes qui viennent dans cette ville pour parler d’un sujet qui les unisse tous.
Aujourd’hui, je n’en suis pas sûr, et je pense que la ville d’Angoulême (à raison, ou à tort) souhaite le beurre (la renommé du Festival), l’argent du beurre (les retombées économiques), voir même la crémière (les bénéfices du Festival ????).
Cette manifestation, certaines personnes ont beau la décriée, mais elle mérite d’exister et de faire parler la Bande Dessinée via tous les supports médiatiques.
De plus, ce ne doit pas être qu’un « supermarché » de la dédicace, il doit y avoir des expos, des ateliers, des conférences et je pense que tout le monde doit y trouver son compte vu le nombre important de festivaliers.
Maintenant, nous n’avons pas toutes les cartes en main dans ce dossier, mais si cette manifestation culturelle n’existe plus pour cette raison, alors je me demande quel pourrait-être l’avenir de celui d’Avignon (pour le théâtre), celui de Cannes (pour le cinéma), celui des Eurockeenes de Belfort (pour la musique) etc…
@+
Non, il ne faut pas perdre Angoulème, du moins son festival BD.
J'ai fait 5 fois le festival, et c'est vrai qu'il est grandement pollué par les grands éditeurs, d'ailleurs je ne vais jamais sur les stands Soleil, dargaut and Co.
Par contre à chaque fois je fais la grande expo qui est souvent passionante, je fais aussi un max d'achats de BD auprès des bouquinistes (ils sont nombreux et concentrés, les bonnes affaires sont possibles, je découvre les d'jeuns avec les expos adaptées et les fanzines aussi réunis sous un stand.
Si je devais faire comme Pierre, mon premier bouquiniste BD est à une heure de route (et n'est pas super fourni), les deux autres aussi mais dans une ville opposée, quand aux fanzines, je ne les fréquenterai que sur le net, bof ! Donc je finirai par me limiter aux offres locales, bof bof bof ou faire un max sur le net, c'est chouette mais il me manquerai un minimum de conctact.
Je veux encore le festival, je laisse les stands commerciaux à ceux que cela branche; je continuerai à y aller avant les week end pour limiter les foules mais quel pied les découvertes sur le reste. A nous d'y aller en amateurs pas en clients de supermarché !
On fait une pétition JP ?
ça fait des années que je ne vais plus au cinéma et vu le prix des entrées des expositions temporaires d'art ( entre 9 et 15 € ) j'ai laissé tombé aussi !!
je n'est pas mis les pieds à angoulème depuis le début des années 90 et je suis nostalgique du salon ( convention ) de paris qui se tenait à austerlitz .
revenir à une taille humaine et ouvrir au fanzines et ouvreurs de création plutôt qu'aux éditeurs qui cassent le marché par la surproduction de sous-produits et les réeditions inutiles serait la solution .
donc , la mort du festival serait-elle si gravissime pour les auteurs ? ... ou pour les intérets personnels de quelques uns ...
Oui
c'est un rdv incontournable de la BD, mais comme le dis Jean-Philippe il faut aussi parler de tous ces petits Festivals qui galère ...
Je ne suis pas certain qu'Angoulême représente "la forme poétique de la BD"... sauf à ses débuts qui étaient sympathiquement bordéliques si j'en crois les documents qu'on peut consulter sur le site de l'INA. Donc, plutôt des petits festivals et rencontres disséminés (de préférence dans des régions moins pourvues en librairies et offre culturelle en général) qu'un mammouth annuel même si l'idée de départ était remarquable de choisir Angoulême plutôt qu'une très grande ville.
Quant à la comparaison avec l'art contemporain, elle est juste et injuste à la fois car la BD en fait partie (et est de plus en plus souvent mise à l'honneur par les musées et galéristes) et les grands noms de l'art contemporain qui "vendent" sont l'arbre qui cache la forêt au même titre que les acteurs de cinéma ne sont pas tous pétés de thunes (demandez aux intermittents). Remarque valable pour les auteurs BD qui ne collectionnent pas tous des Ferrari (ça se saurait chez les concessionnaires) et dont des centaines galèrent et/ou ont un autre boulot à côté.
De plus, de nombreux éditeurs BD sont aidés par des institutions locales comme les conseils génraux et régionaux (certains petits éditeurs ne pourraient survivre sinon) ou soutenus par des chaînes radio ou télévisées (c'est de plus en plus courant de lire au dos d'un album : "en participation avec RTL", "France Inter", "Arte" ou "France 5").
Je serais plus sévère avec la politique des gros éditeurs qui pondent à la volée des séries formatées kleenex et d'exploitation de filons en engorgeant les petits libraires de leurs offices, les obligeant à repousser dans les coins obscurs de leurs rayons des productions plus humbles et autrement plus originales. C'est là qu'il y aurait une réforme structurelle à méditer sinon la BD va finir comme les salles de cinéma : des multiplexes gérés par des vendeurs de pop corn.
Le lieu n°1 de découvertes ne sont ni les festivals, ni les sites web mais reste le libraire du coin. Je parle pour les amateurs du contact tactile et visuel avec cet objet qui s'appelle un livre, ne pouvant me mettre dans la tête de ceux (apparemment la forte majorité selon les enquêtes Ipsos-Sofres-Médiamétrie-Duschmoll) qui rêvent de rencontrer des gens connus et d'en avoir une trace graffitée (dont la moitié finissent sur eBay).
Lorsque l'on perçois de fortes subvention, que l'on fait payer des entrées pas données, que les partenaires investissent beaucoup et que l'on fait payer cher les emplacements, faut s'attendre à voir tous le monde s'en aller ailleurs...
Franck.